Les PPP reposent sur la notion de partage des risques, par lequel la personne publique associe au sein d'un même contrat, conception, réalisation, maintenance/exploitation et financement.
Le PPP est un contrat dans lequel la collectivité confie la conception, la réalisation, et la gestion d'un équipement, à un groupe de sociétés privées doté de ses propres moyens financiers, et s'engage à verser à ce groupement un "loyer" dans le cadre d'un bail de longue durée pour la mise à disposition et la maintenance des installations réalisées.
Des avantages indéniables, des limites identifiées :
Le PPP permet la débudgétisation d'un investissement et son paiement différé. Mais cela sera assimilé tôt ou tard à un endettement de la collectivité à long terme à travers la signature d'un contrat de PPP, dont les loyers resteront inscrits à sa charge pour une longue durée.
Le PPP donne la possibilité d'échapper aux lourdeurs et aux délais des procédures des marchés publics. C'est effectivement le cas, une fois le marché attribué à un groupement d'entreprises, car les relations entre ces entreprises et leurs sous-traitants, se déroulent alors dans un cadre purement privé. Pourtant, si l'on raisonne en délais complets, le choix du "PPPiste" lui-même prend du temps. Il nécessite une procédure d'achat public.
Le PPP devrait permettre de construire mieux : la maîtrise de la performance, du prix et du délai, est transférée par la collectivité au maître d'ouvrage, c'est-à-dire au partenaire privé avec en son sein un professionnel de la construction, qui aura effectivement tendance à réaliser un bâtiment raisonnable, avec des technologies éprouvées et fiables, et recherchera rarement l'innovation.